Jonathan Anderson signe une première collection haute couture pour la maison Dior
28/01/2026/
Lundi 26 janvier 2026, premier jour de la Fashion Week haute couture printemps/été 2026, Jonathan Anderson, Directeur Artistique chez Dior, présentait au musée Rodin, un premier défilé haute couture pour la maison de luxe.
Ici, la nature rencontre l’artifice et l’ancien accueille le nouveau. Des bouquets de cyclamens, fraîchement cueillis et offerts à Jonathan Anderson par John Galliano, l’un des précédents Directeurs Artistiques de la Maison, deviennent des relais poétiques de la transmission créative au même titre que les œuvres de l’artiste céramiste Magdalene Odundo.
Le Directeur Artistique de la maison de luxe captivé par les objets marqués par le temps : des matériaux qui portent en eux une mémoire, une utilité ou une signification antérieure, a construit cette collection comme un cabinet de curiosités, un lieu où des pièces dignes d’un musée et des merveilles naturelles sont rassemblées et recontextualisées.
Pour Jonathan Anderson, la haute couture n’offre, elle non plus, aucune certitude. Il s’agit d’un savoir-faire en voie de disparition qui ne survit que grâce à sa pratique.
Les lignes ondulent avec fluidité sur des coupes structurées et drapent délicatement le corps, magnifiant les courbes et soulignant le mouvement. Une grammaire de nouvelles formes prend vie, enrichissant le lexique de la Maison tout en faisant écho à ses fondations.
Le travail de la main du couturier transforme le micro en macro, et vice versa : des fleurs réalistes sont découpées dans de la soie ou miniaturisées dans des broderies denses. Les hauts ballon sont recouverts de résille, la mousseline et l’organza effilochés sont superposés comme des plumes.
La maille est intégrée à la haute couture, complétant son langage et suscitant le plaisir de l’expérimentation. Les sacs façonnés font leur apparition dans la haute couture Dior tels des objets sculpturaux inspirant de nouvelles attitudes.
Les sacs sont de véritables créations couture. Ces objets merveilleux allient héritage et expérimentation, transformant matières précieuses et savoir-faire d’exception en pièces sculpturales à collectionner. Ils complètent harmonieusement les thèmes et les techniques explorés au cœur de la collection.
Certains sont confectionnés à partir de tissus français du 18ème siècle, extrêmement rares, retravaillés et sublimés de broderies et de patchworks qui les rendent à la fois modernes et totalement uniques. Formes surréalistes, références aux archives et motifs inspirés de la nature apparaissent aux côtés d’icônes réinventées, à l’instar du Lady Dior. Des pierres ornementales à la laque colorée, chaque sac est l’expression à part entière d’une attitude, d’une forme d’art et d’une singularité.
Les souliers reflètent la philosophie qui façonne l’ensemble de la collection. Ils concentrent des matières et des ornements luxueux exclusifs déployés sur une gamme de sandales, de mules, d’escarpins et de chaussures plates. Certaines pièces sont revêtues de tissus français du 18ème siècle, d’autres sont magnifiées d’effets en trompe-l’œil, de pétales de cyclamen en soie, de médaillons ovales et de fils duveteux. Des créations à bout carré font écho au design d’un modèle d’archives conçu par Roger Vivier pour la Maison.
Les bijoux haute couture : des œuvres d’art uniques que sont les miniatures ovales, délicatement réalisées au 18ème siècle par des artistes tels que Rosalba Carriera et John Smart, renaissent, réinterprétées en broches ornées de cadres en perles, de nœuds et d’orchidées peintes à la main. Ces fleurs luxuriantes réapparaissent sous la forme de boucles d’oreilles en laiton laqué et soie sculptée. Une série de bagues et de bracelets imposants, créés à partir de pierres ornementales et de fragments de météorites, évoquent les formes de la nature, et les témoins extraterrestres, surnaturels, de lieux éloignés de notre planète.
Le musée Rodin, lieu du défilé, accueille Grammaire des Formes, une exposition mettant en dialogue une sélection de créations haute couture imaginées par Jonathan Anderson avec des pièces emblématiques de Christian Dior et des sculptures en céramique de Magdalene Odundo.